Soutenir un proche sans devenir la « police du diabète »

février 4, 2026
Saines habitudes de vie

Vivre avec le diabète est un défi de tous les instants qui demande une force immense et souvent invisible. En tant que proche, votre soutien peut faire une différence majeure dans la qualité de vie et la motivation de la personne atteinte. Voici trois conseils pour l’accompagner avec bienveillance.

1. Adopter une attitude positive envers le diagnostic

L’attitude la plus constructive consiste à voir les résultats de glycémie non pas comme des « notes » ou des signes de succès ou d’échec, mais comme des données neutres servant à prendre des décisions. Évitez les reproches ou les questions culpabilisantes du type « Qu’est-ce que tu as mangé encore ? ». Lorsqu’un chiffre est hors cible, rappelez plutôt à votre proche que le diabète est complexe, influencé par plus de 22 facteurs (comme le stress ou le sommeil). 

Demandez à votre proche de vous donner des astuces sur sa gestion du diabète. Le fait d’être placé dans une position d’expert renforce sa propre confiance et sa motivation à suivre ses propres recommandations, un phénomène psychologique où « dire, c’est croire ». 

Finalement, le renforcement le plus puissant est celui qui soutient l’identité de la personne. Chaque fois que votre proche prend une décision saine, encouragez-le en confirmant qu’il est « le genre de personne qui prend soin de sa santé ». Plutôt que de viser un objectif lointain, célébrez chaque petite action comme un « vote » pour cette nouvelle identité positive.

2. Modifier l’environnement ensemble 

Il est beaucoup plus facile de maintenir de bonnes habitudes lorsque l’on n’est pas seul à faire des sacrifices. Pour soutenir votre proche, vous pouvez aider à structurer l’environnement immédiat pour rendre les bons choix plus faciles. Par exemple, évitez de garder des aliments ultra-transformés ou excessivement sucrés à la vue dans la cuisine. Cuisiner des repas sains ensemble ou transformer l’activité physique en un moment social, comme une marche après le souper, réduit le sentiment d’isolement et la « friction » liée à l’effort. 

3. Établir une communication claire sur vos rôles 

Ne tentez pas de deviner les besoins de votre proche; demandez-lui explicitement comment vous pouvez l’aider. Ayez une conversation honnête pour définir les limites : certains préfèrent que l’on vérifie s’ils ont leurs fournitures de secours avant de sortir, tandis que d’autres trouvent cela intrusif. 

En communiquant sur ce qui est vraiment motivant (ex: un compliment sur les efforts constants) versus ce qui est démotivant (ex: surveiller son assiette au restaurant), vous bâtissez un partenariat solide et serein. 

Vous êtes un co-pilote bienveillant qui aide à naviguer à travers les défis quotidiens sans porter de jugement, en mettant l’accent sur les efforts constants plutôt que sur la perfection. 

De la part de tous les diabétiques, merci pour votre support, nous vous aimons. 

Charles Sylvestre, président