Vaccination saisonnière contre les virus respiratoires

Diabète Estrie désire vous informer ou vous rappeler que les personnes vivant avec le diabète font partie des priorités de Santé Québec et les vaccins contre la grippe et la COVID-19 leur sont offerts sans frais. Pour plus de détails, voir les règles d’admissibilités pour la grippe et pour la COVID-19.

Prenez rendez-vous dans un Point de service local ou votre pharmacie via le portail gouvernemental Clic Santé.

D’ici 2050

D’ici 2050, le nombre de personnes vivant avec le diabète [dans le monde] devrait atteindre 853 millions. Il est urgent d’agir pour renforcer le dépistage précoce, garantir une prise en charge continue et réduire les risques liés au diabète. Agir tôt contre le diabète, c’est sauver des vies, améliorer la santé et réduire les coûts à long terme pour les systèmes de santé. » [https://worlddiabetesday.org/fr/]

À l’occasion de la Journée Mondiale du Diabètes, le 14 novembre prochain rejoignez appel à agir tôt contre le diabète en prenant action de l’une des façons suivantes : 

  • En encourageant vos proches à aller faire leurs prises de sang et leurs tests de dépistage. 
  • En restant à l’écoute de votre corps et de vos symptômes.
  • En vous éduquant à propos du diabète et en éduquant votre entourage. 
  • En faisant de petits efforts quotidiens pour adopter un mode de vie sain et actif. 

Bref, moi ce que je vais faire le 14 novembre c’est porter du bleu (la couleur officielle du diabète) et porter fièrement mon capteur de glycémie pour montrer et prouver que l’on peut tout faire malgré notre condition et ainsi essayer d’inspirer ceux qui m’entourent. À l’école où j’enseigne, je ferai également de petites capsules dans les jours précédents la date pour briser les stéréotypes autour du diabète et sensibiliser les élèves à notre réalité. 

Bonne journée! 

Le partage des responsabilités à l’adolescence

Ayant été diagnostiqué du Diabète de type 1 à l’âge de 12 ans, il m’a fallu distinguer les responsabilités que j’assumais de celles que je laissais à mes parents. Après tout, nous avions tous beaucoup à apprendre sur la réalité du quotidien avec le diabète. Voici donc une tranche de mon expérience, à prendre ou à laisser, sur la façon dont nous avons progressivement appris à partager cette responsabilité.

1. Calcul des glucides: 

Au départ, mes parents s’occupaient de calculer les glucides de mes repas. Avec le temps et l’expérience, j’ai commencé à estimer les valeurs nutritives et mes parents me corrigeaient au besoin. Éventuellement, j’en suis venu à mieux connaître la réponse de mon corps aux différents aliments et j’ai graduellement pris de l’autonomie dans les calculs. 

2. Sommeil

Durant la grande majorité de mon adolescence, mes parents s’occupaient de la gestion de ma glycémie lors de la nuit afin de me permettre de dormir d’un sommeil ininterrompu. Je leur en suis éternellement reconnaissant, surtout considérant qu’au départ, j’utilisais le premier Freestyle Libre, qui nécessitait de balayer le capteur avec un téléphone pour lire ma glycémie. Chapeau à mes parents, qui devaient chercher mon capteur dans le noir pour vérifier ma glycémie sans qu’aucune alarme ne les prévienne des hypos à venir. 

Avec l’arrivée du capteur Dexcom G6, tant mes parents que moi pouvions désormais avoir des alertes d’hypoglycémie, ce qui a énormément facilité les nuits à l’étranger (cliquez ici pour des conseils sur les premières soirées pyjama). Cette technologie m’a donc vraiment permis de gagner en autonomie durant la nuit. Cependant, même à 19 ans, je dois avouer qu’il m’arrive parfois de me faire réveiller par un appel téléphonique de ma mère me disant que je dors trop profondément, et que j’ai manqué une alarme. C’est pour cette raison, aussi drôle que cela puisse paraître, que ma sonnerie de téléphone est volontairement la plus agressante possible!

3. Gestion des ratios/programmes basaux

Initialement, mes parents s’occupaient également de l’ajustement des différents paramètres de l’administration de mon insuline. Quelque trois ou quatre ans après mon diagnostic, vers le milieu de mon adolescence, je me suis intéressé à la façon d’optimiser ma glycémie. Donc, pendant quelques années, je consultais mes parents (et mon endocrinologue durant mes suivis) avant de faire mes modifications moi-même. Il est important, cependant, de noter ces ajustements et leurs conséquences observées quelque part afin de pouvoir les transmettre au médecin le temps venu. 

4. Préparation des séjours à l’étranger

Lorsque j’étais adolescent, ma mère s’occupait de préparer un « sac de diabète » avant chaque voyage. Elle s’assurait d’y mettre tous les capteurs/pompes de rechange et l’équipement requis pour le séjour. Naturellement, je lui faisais confiance, et cela me rassurait de savoir que je n’avais pas à m’en préoccuper.

Le partage des responsabilités entre un parent et un adolescent vivant avec le diabète se construit graduellement et diffère d’une famille à l’autre. J’espère que cette tranche de mon expérience pourra vous être utile. N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions ou si vous souhaitez partager votre propre vécu!

Bon mois d’octobre,

Charles Brochu Verrette, administrateur

LA GESTION DU DIABÈTE

Ce mois-ci, prenez le temps de clarifier la raison profonde (intrinsèque ou extrinsèque) qui rend la gestion du diabète significative pour vous en vous posant les questions suivantes : 

  1. « Pourquoi la gestion de ma glycémie ou la pratique d’une habitude saine est-elle importante pour moi aujourd’hui même, et pas seulement pour éviter des complications dans un avenir éloigné ? »  

Observer qu’une glycémie stable aujourd’hui vous procure immédiatement la confiance et la liberté nécessaires pour relever vos défis quotidiens, en plus de vous rendre plus patient(e) et chaleureux(se) avec vos proches. 

  1. « Lorsque je regarde mes résultats de glycémie, je les vois comme des données neutres d’information plutôt que comme un bulletin de notes évaluant mes performances ? »  

Voir une glycémie hors cible exactement comme le compteur de vitesse d’une voiture : une simple information qui vous indique d’ajuster votre conduite (par exemple ajuster la médication, prendre une marche ou adapter le prochain repas) sans y associer de culpabilité ou de sentiment d’échec.  

  1. « Lors des jours où je me sens motivé(e) à prendre soin de mon diabète, quelles sont les petites choses que je fais différemment, et comment me sens-je lorsque ma glycémie reste stable ? »  

Noter le bien-être ressenti et vos interactions positives avec votre entourage quand votre glycémie est dans les objectifs, puis utiliser ces sensations agréables comme ancrage pour retrouver l’envie d’agir les jours plus difficiles.

  1. « Comment est-ce que quelqu’un qui fait attention à son diabète ferait face à ce défi? Quelles sont les habitudes qui aident cette personne à le surmonter? »

Maintenant il ne vous reste plus qu’à vous-même adopter ces petits changements aujourd’hui. Chacun de ces petits gestes est un vote vers une gestion plus facile de votre condition. 

Charles Sylvestre, président

Nouveau service « Parlons Diabète »

💬 Parlons diabète

Une rencontre pour parler, partager et se sentir compris.

Vivre avec le diabète vient avec son lot de défis : traitements, glycémies, alimentation, fatigue, émotions, changements de routine… Parfois, ça fait beaucoup à porter.

Diabète Estrie vous invite à une rencontre de groupe où vous pourrez parler de votre réalité, partager vos expériences et échanger avec des personnes qui comprennent ce que vous vivez.

Au programme :

  • 🗣️ Parler des défis du quotidien;
  • 🤝 Échanger avec d’autres personnes vivant avec le diabète;
  • 💡 Partager vos trucs, expériences et stratégies;
  • ❤️ Exprimer vos inquiétudes, frustrations ou découragements;
  • 👂 Être écouté dans un climat bienveillant, confidentiel et sans jugement.

Vous pouvez parler ou simplement écouter. Chacun participe à son rythme.

📅 Les rencontres ont lieu tous les premiers mardis du mois
🕜 De 13 h 30 à 15 h 30

On commence le 3 novembre

Les rencontres sont animées par une personne qualifiée en relation d’aide. Il ne s’agit pas d’une thérapie ni d’une consultation médicale, mais d’un espace sécurisant pour échanger, se soutenir et briser l’isolement.

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