Canicule et diabète 

1. La déshydratation 

C’est l’un des pièges les plus fréquents : oublier de boire suffisamment d’eau quand la température augmente. La recherche et l’expérience montrent que la glycémie a tendance à être plus élevée lorsque le corps manque d’eau. Ne vous fiez donc pas seulement à votre soif et portez une bouteille d’eau partout avec vous pour créer un rappel visuel et faciliter l’adoption de l’habitude.

2. La température elle-même

Le diabète est complexe et influencé par plus de 22 facteurs, et la température extérieure en fait officiellement partie. La chaleur peut affecter la vitesse d’absorption de l’insuline ou la réponse hormonale au stress thermique, rendant les chiffres sur votre lecteur parfois imprévisibles. Si la chaleur fait varier vos chiffres, vérifiez votre glycémie plus souvent pour repérer vos propres schémas de réaction au soleil, tentez de faire des pauses à l’ombre régulièrement. Parallèlement, faites attention à la surchauffe des appareils électroniques.

3. Chaleur nocturne

Bien dormir est un outil thérapeutique puissant, mais la chaleur nocturne crée un obstacle difficile à surmonter. Une pièce dont la température devient trop chaude peut nuire à la qualité du repos et, par conséquent, pousser la glycémie vers le haut pendant la nuit et le lendemain matin. Un mauvais sommeil augmente la résistance à l’insuline et les hormones de stress. Optimisez votre environnement de sommeil en utilisant des draps légers ou un ventilateur. Une nuit au frais signifie souvent de meilleurs chiffres au réveil pour bien commencer la journée.

Vous ne pouvez pas contrôler la météo (la canicule dans ce cas-ci), mais vous pouvez ajuster vos systèmes (hydratation, surveillance, environnement) pour naviguer en toute sécurité.

Pour plus d’astuces, je ne peu recommander suffisamment cette lecture : https://diatribe.org/bright-spots-and-landmines/

Bon été à tous !

Charles Sylvestre, président

Diabète Estrie investit dans l’avenir de la recherche

Le 2 juillet 2026

Parce que chaque avancée scientifique peut faire une réelle différence dans la vie des personnes vivant avec le diabète, Diabète Estrie est fier d’avoir remis un don de 20 000 $ pour soutenir un projet de recherche novateur dirigé par le Pr Fernand Gobeil, Ph. D.

Ce projet, intitulé « Validation d’une nouvelle formulation d’insuline et élaboration du protocole de l’étude pilote en vue de son utilisation dans les pompes à insuline », vise à développer une approche qui pourrait contribuer à améliorer l’utilisation de l’insuline dans les pompes à insuline et, à terme, faciliter le quotidien des personnes atteintes de diabète.

Le projet est réalisé par une équipe multidisciplinaire composée du Pr Fernand Gobeil, Ph. D. (chercheur principal), du Dr Jean-Patrice Baillargeon, MD, MSc, du Pr Jean-Luc Ardilouze, MD, Ph. D., du Dr Rémi Rabasa-Lhoret, MD, Ph. D. et de M. Denis Boutin, ing., M. Sc., patient-partenaire, en collaboration avec le DOCC / CEUSDOCC.

Ce don témoigne de l’engagement de Diabète Estrie à soutenir la recherche d’ici et à contribuer au développement de solutions innovantes qui permettront d’améliorer la santé, le bien-être et la qualité de vie des personnes vivant avec le diabète.

Ensemble, grâce à votre soutien, nous contribuons à faire avancer la recherche et à bâtir un avenir plus prometteur pour toutes les personnes touchées par le diabète.

Retour sur les Rencontres du premier type : Atteindre des sommets, un pas à la fois

Les 2 et 3 mai derniers, une petite délégation de Diabète Estrie a eu le privilège de participer aux Rencontres du premier type à Tremblant, un événement riche en apprentissages organisé par Diabète Québec. Entre montagnes et réflexions, voici les moments forts qui ont marqué notre fin de semaine.

Transformer les défis en opportunités

Le samedi matin a débuté avec le récit inspirant de deux alpinistes diabétiques de retour de l’ascension du massif du Mont-Blanc. (Découvrez leur exploit ici : Avoir le diabète et atteindre les sommets). Ce qu’il faut retenir de leur aventure, c’est que le diabète peut devenir un levier vers des expériences uniques plutôt qu’une simple barrière. En changeant de perspective, ils ont transformé leur condition en une opportunité de dépassement.

La santé mentale : Le pouvoir de la distance

Un atelier marquant sur la santé mentale nous a fait découvrir la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT). La conférencière nous a rappelé que nous avons le pouvoir de choisir l’importance accordée à nos pensées. Un concept essentiel à retenir : vos chiffres de glycémie ne sont pas des « notes » sur votre valeur personnelle.

Célébrer la résilience

Le samedi soir fut un moment d’émotion pure. Diabète Québec a souligné les 50 ans de vie avec le diabète de plusieurs membres, dont notre propre infirmière, Anne Marcoux. Cette célébration témoigne de la force et de la persévérance de notre communauté.

Un programme riche et diversifié

La fin de semaine s’est poursuivie avec des formations techniques et pratiques :

  • Technologies : Une infirmière a démystifié les nouvelles stratégies de gestion liées aux pompes et capteurs.
  • Santé des pieds : Une pédiatre spécialisée a souligné l’importance de la prévention pour éviter les complications à long terme.
  • Les bonnes pratiques du patient diabétique à l’hôpital : Une endocrinologue nous indique comment faire équipe avec eux pour optimiser nos rendez-vous et faciliter la gestion lors d’un possible séjour à l’hôpital. 
  • Activité physique : Le séjour s’est conclu par un panel dynamique animé par la fondatrice du Millimole Club. On y a rappelé que bouger, c’est avant tout trouver une activité que l’on aime pour qu’elle devienne un plaisir quotidien.

Bref, ce fut une fin de semaine bien chargée qui nous rappelle que, bien que le diabète soit un voyage complexe, nous avons les outils et la communauté pour naviguer en toute sécurité. N’oubliez pas que chaque petite habitude que vous adoptez aujourd’hui est un vote pour la personne en santé que vous devenez. À l’an prochain !

Charles Sylvestre, président

Conseils pour futurs conducteurs diabétiques!

Aujourd’hui, je vous partage quelques conseils que j’aurais aimé recevoir avant d’aller chercher mon permis d’apprenti conducteur en tant que diabétique de type 1! En effet, la SAAQ a certaines exigences envers les personnes vivant avec des handicaps pouvant potentiellement affecter la conduite. Voici donc quelques éléments à préparer afin de ne pas avoir de mauvaises surprises lors de votre visite à la SAAQ:

1: Contactez à l’avance la SAAQ pour demander le(s) formulaire(s) que vous aurez à faire signer. Selon le dossier médical, il s’agira probablement du formulaire 90 (5903-30), qui devra être rempli par votre médecin traitant.

2: Prévoyez une consultation avec un optométriste/ophtalmologiste, car vous pourriez avoir à faire remplir le formulaire 5 (6205-30). Il s’agit d’un rapport d’examen visuel.

3: Avant de prendre le volant pour la première fois, assurez-vous d’avoir une glycémie adéquate et des sources de sucre à proximité.

4: Si vous êtes au volant et que votre glycémie chute, arrêtez-vous le plus rapidement possible afin d’assurer votre sécurité et celle des autres. 

5: Au Québec, il est légal de fixer son téléphone solidement et d’y jeter un coup d’œil pendant la conduite (pour vérifier sa glycémie, par exemple). Cependant, il est illégal de manipuler tout appareil intelligent au volant (incluant les gestionnaires de pompes à insuline). Arrêtez-vous avant!

Conduire avec le diabète, c’est tout à fait possible, mais ça implique une préparation et une vigilance supplémentaire. 

Bon mois de mai!

Charles Brochu Verrette, administrateur

Adopter une habitude grâce au plaisir

Un moyen efficace pour rendre vos habitudes en lien avec le diabète plus facile à maintenir, c’est d’y ajouter une notion de plaisir! Prenez n’importe quel habitude et identifiez la manière la plus agréable et attrayante de la compléter, vous venez de trouver une façon de vous aider à garder la motivation de faire l’effort. La version la plus simple et la plus agréable de faire ce que vous avez à faire est la version qui a le plus de chance de tenir dans le temps. 

Quelle est l’habitude à modifier? : __________________________

Quelle est la version idéale de cette habitude? : ______________

Quelle est la version de cette habitude offrant le plus de plaisir? : _______________

En bout de ligne, c’est tout à fait acceptable d’en faire un peu moins que ce que la version idéale de nous ferait si on est en mesure de le faire de manière plus constante parce qu’on y prend plaisir. Au lieu de juste “devoir” prendre soin de son diabète vous “voudrez” prendre soin de voter diabète. 

Voici des exemples d’éléments pouvant ajouter une notion de plaisir dans vos habitudes : danser, impliquer un animal, ajouter une notion sociale (briser l’isolement), simplifier l’habitude au point ou elle s’exécute en moins de 2 minutes, écouter de la musique, se donner des défis, etc.

Voici d’où viens mon inspiration pour ce mois-ci : https://youtu.be/f5hUvFZ7wcA?si=0qSHmmXmcv9Dj27q

Charles Sylvestre, président