Vaincre la peur des hypoglycémies liées à l’activité physique

L’appréhension de l’hypoglycémie constitue l’un des freins principaux à une vie active pour les personnes diabétiques. Il est vrai que l’effort peut provoquer une baisse rapide de la glycémie, ces chutes vertigineuses sont épeurantes pour chacun d’entre nous. Néanmoins, bouger demeure essentiel pour accroître la sensibilité à l’insuline et diminuer le niveau de stress.

Voici trois conseils pour transformer cette peur en confiance :

1. Établir une « zone de sécurité » glycémique Pour réduire l’anxiété, évitez de débuter un exercice avec un taux de sucre trop bas. Il est recommandé de viser une cible de départ sécuritaire située autour de 7,8 mmol/L ou plus, en fonction de la durée et de l’intensité prévues de l’effort. Cette cible plus élevée vous donnera plus de temps pour réagir dans l’éventualité où votre glycémie venait à baisser rapidement. 

2. Ajuster l’insuline et organiser son matériel de secours L’activité physique renforce l’action de l’insuline, ce qui justifie souvent une réduction de l’insuline bolus précédant l’effort, par exemple une baisse de 30 % pour une marche ou allant jusqu’à 75 % pour une activité d’endurance comme le vélo. Pour apaiser votre esprit et réduire votre charge mentale, placez des comprimés de glucose ou des sources de sucre rapide dans tous vos sacs, vos poches de manteau et même près de la porte d’entrée afin de ne jamais être pris au dépourvu. Il n’y a rien comme une petite gorgée de sirop d’érable à portée de main quand vient le temps de prévenir une hypoglycémie! 

3. Privilégier les micro-entraînements réguliers Si l’idée d’une séance prolongée vous inquiète, rappelez-vous que cinq minutes d’activité valent mieux que zéro. En optant pour de courtes « pauses actives » réparties dans la journée, comme monter des escaliers ou marcher 10 minutes après un repas, vous limitez considérablement le risque d’une chute glycémique sévère par rapport à un entraînement long et épuisant. Ces petites victoires constantes renforcent votre sentiment de compétence et votre nouvelle identité de personne active.

Bref, rappelons nous qu’avec les bonnes informations et la bonne préparation, toutes la manières de bouger plus sont meilleures pour votre corps que la sédentarité. Commencez petit à petit et observez votre progression!

Charles Sylvestre, président

Trois incontournables avantages financiers pour personnes vivant avec le diabète :

Le saviez-vous? Vous ou votre enfant diabétique de type 1 pourriez bénéficier de nombreux programmes mis en place par les gouvernements pour aider les personnes en situation d’handicap. Dans certain cas, ces mesures sont mêmes accessibles aux diabétiques de type 2. En voici trois. Informez-vous! Ces opportunités sont à ne pas manquer. 

Crédit d’Impôt pour Personnes Handicapées (CIPH) :Ce crédit d’impôt fédéral accordé par l’ARC est non-remboursable et permet d’aider les personnes handicapées et leurs proches aidants à réduire l’impôt à payer. 

Régime Enregistré d’Épargne Invalidité (REEI) :Le gouvernement fédéral permet aux personnes admissibles au CIPH de cotiser à ce régime afin de se bâtir un fond d’urgence (à l’abri de l’impôt sur les fructifications des placements). Le gouvernement effectue des contributions pouvant monter, en fonction du revenu familial, à 300% sur les premiers 500$ cotisés et 200% sur les prochains 1000$ (pour un total de 3500$ annuellement), le tout dans le but de vous encourager à épargner en cas d’incident causant l’invalidité. 

Prestation Canadienne pour Personnes Handicapées :(18 ans et +). Si vous êtes admissibles au CIPH, vous pourriez également être admissible à la PCPH. Chaque mois, Service Canada vous livre un chèque de soutien au revenu. Le montant mensuel maximal est actuellement 200 $, pour un total de 2400 $ par an! Il est même possible de s’inscrire au dépôt direct, c’est-à-dire que les fonds sont directement déposés dans un compte de votre choix sans même que vous n’aillez à vous impliquer!

Si vous souhaitez davantage d’information, utilisez les liens cliquables ou visitez la page du site de Diabète Québec qui énumère toutes les mesures financières. N’hésitez pas à m’adresser toute question, il me fera plaisir d’y répondre. 

Pour les parents, j’en profite pour vous recommander l’activité d’escalade au D-Vert (voir l’invitation dans l’infolettre) pour votre enfant et pour vous. Au plaisir de s’y croiser!

Bon mois de mars et bonne semaine de relâche à tous les jeunes!

Charles Brochu Verrette, administrateur

Sport d’endurance avec le Diabète de type 1 : Quelques conseils pour s’y initier

Aujourd’hui, je vous parle d’un grand défi que je me pose en tant que diabétique de type 1, soit celui de la pratique du sport d’endurance. Je suis un adepte de randonnée, de triathlon, de ski de fond, de ski de randonnée, etc. Pour un diabétique, pratiquer de tels sports peut être très bénéfique, mais ça demande un maximum de prévoyance et une certaine expérience. Je vous propose donc quelques conseils à employer au moment de vous y lancer ou d’y initier votre enfant :

1-Ne soyez pas seul. Lorsqu’on s’essaie à une nouvelle discipline d’endurance, mieux vaut s’accompagner de quelqu’un qui s’y connaît déjà. Naturellement, cette personne devrait être au courant de votre maladie et des mesures à prendre en cas d’urgence. 

2-Évitez les longues sorties. Afin de mieux connaître vos capacités, commencez par un ou plusieurs petits trajets plutôt qu’un long parcours. Ainsi, vous aurez une porte de sortie à proximité au besoin. 

3-Faites des intervalles (pour les sports intenses, comme la course à pied). Cela permet de consacrer une partie de la durée de votre entraînement à la gestion de votre glycémie. C’est également l’un des meilleurs moyens d’habituer votre corps à un exercice physique intense, et, à long terme, d’augmenter votre performance!

4-Transportez du liquide sucré, comme du Gatorade. Des petites consommations fréquentes vous hydrateront et faciliteront la prévention des hypoglycémies.  

Soyez toujours prévoyant, peu importe les circonstances. Il vaut mieux apporter trop de collations que pas assez. Par expérience, je peux vous assurer que, même en pleine ville, être dépourvu de nourriture au beau milieu d’un jogging n’est pas particulièrement plaisant pour un diabétique. D’ailleurs, c’est spécifiquement à ce sujet que je m’intéresse dans mon épreuve synthèse pour mon DEC en sciences de la nature. J’entame un projet qui porte justement sur la nutrition pour diabétiques dans le sport d’endurance. Restez à l’affut dans les mois à suivre pour un suivi!

Bon mois de février!

Charles Brochu Verrette, administrateur

Soutenir un proche sans devenir la « police du diabète »

Vivre avec le diabète est un défi de tous les instants qui demande une force immense et souvent invisible. En tant que proche, votre soutien peut faire une différence majeure dans la qualité de vie et la motivation de la personne atteinte. Voici trois conseils pour l’accompagner avec bienveillance.

1. Adopter une attitude positive envers le diagnostic

L’attitude la plus constructive consiste à voir les résultats de glycémie non pas comme des « notes » ou des signes de succès ou d’échec, mais comme des données neutres servant à prendre des décisions. Évitez les reproches ou les questions culpabilisantes du type « Qu’est-ce que tu as mangé encore ? ». Lorsqu’un chiffre est hors cible, rappelez plutôt à votre proche que le diabète est complexe, influencé par plus de 22 facteurs (comme le stress ou le sommeil). 

Demandez à votre proche de vous donner des astuces sur sa gestion du diabète. Le fait d’être placé dans une position d’expert renforce sa propre confiance et sa motivation à suivre ses propres recommandations, un phénomène psychologique où « dire, c’est croire ». 

Finalement, le renforcement le plus puissant est celui qui soutient l’identité de la personne. Chaque fois que votre proche prend une décision saine, encouragez-le en confirmant qu’il est « le genre de personne qui prend soin de sa santé ». Plutôt que de viser un objectif lointain, célébrez chaque petite action comme un « vote » pour cette nouvelle identité positive.

2. Modifier l’environnement ensemble 

Il est beaucoup plus facile de maintenir de bonnes habitudes lorsque l’on n’est pas seul à faire des sacrifices. Pour soutenir votre proche, vous pouvez aider à structurer l’environnement immédiat pour rendre les bons choix plus faciles. Par exemple, évitez de garder des aliments ultra-transformés ou excessivement sucrés à la vue dans la cuisine. Cuisiner des repas sains ensemble ou transformer l’activité physique en un moment social, comme une marche après le souper, réduit le sentiment d’isolement et la « friction » liée à l’effort. 

3. Établir une communication claire sur vos rôles 

Ne tentez pas de deviner les besoins de votre proche; demandez-lui explicitement comment vous pouvez l’aider. Ayez une conversation honnête pour définir les limites : certains préfèrent que l’on vérifie s’ils ont leurs fournitures de secours avant de sortir, tandis que d’autres trouvent cela intrusif. 

En communiquant sur ce qui est vraiment motivant (ex: un compliment sur les efforts constants) versus ce qui est démotivant (ex: surveiller son assiette au restaurant), vous bâtissez un partenariat solide et serein. 

Vous êtes un co-pilote bienveillant qui aide à naviguer à travers les défis quotidiens sans porter de jugement, en mettant l’accent sur les efforts constants plutôt que sur la perfection. 

De la part de tous les diabétiques, merci pour votre support, nous vous aimons. 

Charles Sylvestre, président

Voici trois résolutions concrètes pour l’année 2026

  Voici trois résolutions concrètes pour l’année 2026, conçues pour transformer votre quotidien avec le diabète en vous appuyant sur la science du comportement et les meilleures pratiques de gestion.  

1. Se concentrer sur les bienfaits de « ici et maintenant »   Plutôt que de voir la gestion de la glycémie uniquement comme un moyen d’éviter des complications lointaines et abstraites, décidez en 2026 de le faire pour votre bien-être immédiat. Une glycémie stable dans la cible (entre 4 et 8 mmol/l) vous permet d’être une personne plus patiente, d’avoir une meilleure concentration et de ressentir plus d’énergie dès aujourd’hui. Pour réduire le stress, rappelez-vous que vos chiffres de glycémie ne sont pas des « notes » ou des jugements, mais simplement des données neutres pour vous aider à prendre une décision, tout comme le compteur de vitesse d’une voiture.  

2. Bâtir un « système » pour soutenir sa nouvelle identité   Au lieu de vous fixer des objectifs rigides (ex: perdre 20 livres), choisissez de devenir « le genre de personne qui prend soin de sa santé ». Pour que ce changement d’identité perdure, concentrez-vous sur vos systèmes quotidiens plutôt que sur le résultat final. Par exemple, votre système pourrait être de préparer un déjeuner riche en fibres chaque matin ou de vérifier votre glycémie 2 heures après le repas pour apprendre quels aliments vous conviennent. Chaque petite action est un « vote » pour votre nouvelle identité; c’est la répétition, et non la perfection, qui ancre l’habitude.  

3. Tirer profit des « nouveaux départs » et de l’entraide   En 2026, utilisez l’effet du « nouveau départ » pour lancer vos projets : le début d’une nouvelle semaine, d’un nouveau mois ou même le changement de saison sont des moments où votre motivation est naturellement plus élevée. Pour maintenir cet élan, ne restez pas seul. Il est prouvé qu’en donnant des astuces et du soutien à d’autres personnes vivant avec le diabète, vous renforcez votre propre confiance et vos propres résultats. Participez activement à votre communauté, que ce soit par l’engagement patient ou le soutien par les pairs, rendez la gestion du diabète beaucoup moins lourde pour vous et pour les autres.  

Bonne année 2026 à tous nos membres!  

Charles Sylvestre, président